Les impacts du stroke

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Selon une étude du cabinet de recrutement Robert Half, en 2017, pour 46 % des directeurs et managers interrogés, un des facteurs les plus susceptibles de freiner l'engagement et à la motivation des salariés est le manque de reconnaissance.

Par ailleurs, aujourd’hui les neurosciences nous prouvent que lorsqu’on vit dans un état d’esprit utile et nécessaire dans une démarche constructive, on vit plus longtemps et en meilleure santé. 

Le stroke est dans ce cadre une réponse aux risques psychosociaux en entreprise 

Il s’agit en fait de revenir à du bon sens et de la simplicité avec des rapports constructifs et simples.

Très concrètement, le stroke réalisé avec éthique et écologique pour la personne va en effet permettre de développer le sentiment de sécurité, de confiance en soi et d’utilité et donc booster la prise d’initiative qui est corrélée. On entre dans un cercle vertueux !

Par ailleurs, il va permettre d’instaurer une relation de confiance dans l’équipe et une meilleure entente.

C’est aussi un indicateur, une boussole : il aide à définir ses objectifs et à être certain de prendre la bonne direction, qu’il soit positif ou négatif !

L’utilisation du stroke est enfin une première étape dans une approche plus globale d’appreciative inquiry : on ne reste plus sur le problème mais on se focalise sur ce que l’on veut, en se basant sur ce que l’on a et non sur qui manque. C’est l’addition des forces et des expériences qui sont les bases de la réussite !

salaries heureux

Mais quelles conséquences pour un stroke mal fait ?

Attention au sens moral dans l’utilisation des strokes.

Franck Farrelly, psychologue américain dit : « On peut tout dire pour autant qu’il y ait une éthique et un sens moral  » Nous pouvons tout dire avec l’humour, le cœur ouvert et l’amour de l’autre en étant vigilant à l’éthique (sens moral). 

Les déviances peuvent provoquer désengagement, turnover, perte de vitesse de l’entreprise, et au niveau personnel, dans les cas les plus graves : burn-out, bored out, dépression…

C’est particulièrement vrai dans certains secteurs d’activité connus pour leur brutalité.

La question dans un monde qui cherche du sens est de savoir si aujourd’hui on veut rentabiliser et exploiter au maximum les gens ou trouver des alternatives où travail, rentabilité et bonheur puissent être compatibles ?

Au niveau personnel, un exemple frappant d’une utilisation dangereuse des strokes est celle des pervers narcissiques. Véritables artistes du stroke, ils jouent avec ces signes de reconnaissance tantôt positif, tantôt négatif avec des rythmes effrénés et mettent leurs « victimes » dans des états malsain.

Ils captent ce que la personne a besoin de recevoir « en caresse » et puis contrebalance en donnant des coups.

Cela rejoint la définition initiale du stroke donné : tantôt douce ou brutale, selon l’éthique dans son utilisation !

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Que faire quand on reçoit un stroke malveillant ?

Tout d’abord, comme pour toute attaque, il faut respirer, avec le ventre, pour refouler l’énergie négative du stroke et rester calme et serein, puis poser une question de clarification ouverte et exploratrice.

Plusieurs possibilités alors de l’émetteur du stroke malveillant :

- « c‘est mon point de vue / impression ».

Il est en fait non fondé sur des arguments solides, la personne est gênée…

À ceci, on peut répondre : « c’est donc ta réalité et non la réalité »

- S’il effectue une liste dans le cadre d’un stroke malveillant (attention, on peut aussi avoir une liste d’améliorations d’actions précises de son manager sans qu’il soit dans une démarche malveillante), on peut l’interpeller « quelle solution me donnes-tu ? »

Dans cette approche, le but est de comprendre le retour de l’autre et de creuser les arguments, pour ramener à plus de simplicité et de réalité.

Il faut apprendre à faire face à ces strokes malveillants aussi, pour transformer ces messages négatifs de manière constructive

Il s’agit donc d’un travail au niveau de l’estime de soi. C’est d’abord ma responsabilité : comment je gère une agression ?

Ça fait partie de la vie et ce sont ces occasions qui me permettent de renforcer.

stroke malveillant

Et si le stroke est bienveillant mais que je ne suis pas d’accord ?

Face à un stroke conditionnel négatif reçu de son manager, comment répondre sans être dans la justification ? Nous vous conseillons de recadrer et donner un autre sens de manière assez direct (et poli).

Il en existe plusieurs types :

  • Le recadrage de clarification : « sur quoi te bases-tu » ?
  • Le recadrage de contexte : « effectivement j’ai fait des erreurs sur tels et tels points, qui ont impacté un tout ». Cela relative la totalité, et apporte de la justesse.

- Le recadrage de sens et de bénéfices « Tu es trop timide dans ta présentation ». Réponse l « oui mais ça me permet d’être plus réfléchi ».

Comment rendre votre Stroke performant ?

Voici une liste de quelques conseils à utiliser sans modération :

  • Faites un constat sur le travail de manière sincère sans survaloriser et faire perdre en valeur à votre signe de reconnaissance. 
  • Donnez la parole à votre interlocuteur avec de l’auto-stroke et soyez à l’écoute!
  • En termes de délai : préférez des strokes proche de l’action réalisée ou à l’occasion de l’entretien individuel.
  • Gardez une certaine objectivité (Le Stroke inconditionnel négatif est à bannir). Pour cela, soyez constructif et épaulez vos idées de faits.
  • Si mon affinité est moyenne avec l’autre personne, mon stroke sera moyen.
    Mais alors, comment traiter chaque collaborateur de manière égale ? Chaque fois, concentrez-vous sur quelque chose que vous aimez bien de la personne, dites-le vous à l’intérieur. Vous dégagerez alors une énergie tonique et ressentirez de la bienveillance associée à un état d’esprit constructif à son égard. Votre stroke en ressortira plus puissant, constructif et efficace.
  • Utilisez le langage sensoriel ! Pour être puissant avec les strokes, il est nécessaire d’augmenter son répertoire linguistique.

 

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